01 janvier - 31 décembre
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L’église est dédiée à saint Wandrille, moine du VIIe siècle. Ordonné prêtre par saint Ouen à Rouen, il fonde en 649 l’abbaye de Fontenelle, aujourd’hui abbaye Saint-Wandrille, en Seine-Maritime.
Reconstruit en 1752, comme l’indique une date gravée au chevet, l’édifice associe tuf calcaire, grès, brique et silex. Son porche de brique rouge et de silex et son clocher discret caractérisent le patrimoine religieux rural normand. Le porche et la sacristie ont été ajoutés entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
À l’intérieur, les larges baies éclairent la nef et ses vitraux illustrant notamment la vie du Christ. Ceux de la nef auraient été financés par une souscription publique durant l’entre-deux-guerres, tandis que ceux du chœur semblent plus anciens.
En 1585, une épidémie de peste décime la population locale. Cet épisode pourrait expliquer la présence de saint Adrien et de saint Sébastien, invoqués contre la peste, ainsi que de sainte Wilgeforte, la « Vierge forte ». Selon la tradition, les malades l’invoquaient lors de processions pour demander sa protection. Ces œuvres témoignent des croyances et des pratiques des habitants face à la maladie.
Vitraux, statues et détails architecturaux invitent à découvrir l’histoire de cette église et la mémoire de ceux qui l’ont façonnée.
Cette statue en bois teinté du XVIe siècle représente une jeune femme à la longue chevelure et à la barbe foisonnante. Selon la légende, cette vierge chrétienne aurait obtenu de Dieu de voir pousser sa barbe pour échapper à un mariage forcé. Crucifiée par son père, elle devient une figure de délivrance. Rare en France (moins de 10), cette représentation singulière serait née d’une confusion entre une sainte imaginaire et un Christ crucifié vêtu d’une longue tunique. Pour en savoir plus.
Cette statue en bois teinté du début du XVIIe siècle représente saint Adrien en soldat romain, rappelant sa vie et sa conversion. Au IVe siècle, sous le règne de l’empereur Dioclétien, il était chargé de faire appliquer les persécutions contre les chrétiens. Touché par le courage des martyrs, il se convertit au christianisme et subit à son tour les persécutions. Saint patron des bouchers, des soldats et des marchands d’armes, il était également invoqué lors des épidémies de peste.
Cette peinture du XVIIIe siècle illustre le martyre de saint Sébastien. Soldat romain chrétien, il est condamné par l’empereur Dioclétien à être criblé de flèches. Contre toute attente, il survit avant d’être exécuté par flagellation. Sa représentation met en valeur un corps juvénile et un jeu de clair-obscur caractéristique de la peinture baroque.
Appelée aussi « perque » en normand, cette poutre en bois sépare la nef, où se rassemblent les fidèles, du chœur, où se déroulent les célébrations religieuses. Elle porte un Christ en croix et une inscription en latin qui signifie : « Salut, ô Croix, notre unique espérance ». Apparues avant les jubés, ces poutres rappellent l’importance de la croix dans la foi chrétienne. Aujourd’hui devenues rares, elles témoignent des anciennes traditions des églises.
Cet ensemble du XVIIIe siècle, en bois peint en blanc et doré, met en valeur le retable sur lequel trône une toile représentant l’Assomption de la Vierge. Cette composition s’inspire directement de l’œuvre du Titien, où les apôtres, animés par l’émotion, assistent à l’élévation de Marie vers le ciel, accompagnée d’anges. L’ensemble est encadré par deux anges céroféraires portant des chandeliers surmontant des reliquaires non identifiés.
L’église conserve un mobilier en bois harmonieux composé de bancs, de stalles et d’une chaire à prêcher. Ces éléments, au style classique, se distinguent par leurs délicates sculptures aux motifs floraux. Sur la cuve de la chaire, les quatre évangélistes sont représentés avec leur symbole dans un blason.